L'Algérie élabore une stratégie nationale préparatoire de la campagne de vaccination contre le Coronavirus.
Reporters

Le ministre de la Santé Abderrahmane Benbouzid a écarté le recours à un confinement sanitaire national. « Pas de confinement national parce qu’il y a une dizaine de wilayas où il y a zéro cas (constatés récemment). Presque 60 % des wilayas ont moins de six cas par jour. Pourquoi confiner ces wilayas? Et pourquoi confiner les wilayas où la population est répartie comme dans les hauts plateaux. On confine là où il y a une concentration de la population, des marchés. Il y a péril dans cinq wilayas », a-t-il déclaré à la Chaine III de la radio nationale, ce dimanche 12 juillet.

Les cinq wilayas sont Alger, Biskra, Ouargla, Sétif et Oran dont les walis ont assisté, jeudi 2 juillet, à la réunion avec le président de la République Abdelmadjid Tebboune pour prendre de nouvelles mesures de prévention. « Le confinement et le déconfinement est décidé par l’autorité du pays. Elle se base sur les données et sur les rapports que nous établissons. Il y a une cellule au niveau du Premier ministère qui ne travaille que sur cela. Reconfiner n’est pas une chose simple. Confiner n’est pas la bonne solution sur le plan du moral, de la lassitude et de la peine qu’on fait à la population. Mais, si nous avons besoin de confiner, on le fera. Actuellement, il ya déjà des communes qui sont confinées. Je souhaite qu’on en reste là et qu’il ait des résultats dans quelque tempsNous ne souhaitons pas le reconfinement, mais c’est une mesure qui n’est pas à écarter. Si un cluster apparaît dans un endroit, on confine l’endroit », a ajouté le ministre de la Santé.

Il a qualifié la situation sanitaire en Algérie d’alarmante après la hausse du nombre de cas positifs de Covid 19 ces dernières semaines. « S’alarmer, c’est s’armer, faire le point de la situation et prendre ses dispositions(…) Les chiffres repartent à la hausse, cela nous interpelle pour prendre encore des mesures, être plus vigilants et renforcer nos moyens. En pareilles situations, le deuxième problème après la pandémie, c’est la panique. Après une période d’accalmie, il y a un rebond, une recrudescence ou une deuxième vague. Peut être que le virus est devenu plus contaminant(…) Mais, nous ne sommes pas alarmistes, nous essayons de mettre en garde et d’expliquer. Je ne suis particulièrement pessimiste, c’est une épidémie. Elle a une vie. Nous souhaitons que le prix en vies humaines soit le plus réduit possible. Nous ne faisons pas dans l’optimisme exagéré non plus, nous remettons tous les moyens, il y a des équipes sur le terrain qui travaillent », a-t-il précisé .

« Stopper les activités non urgentes dans les hôpitaux » 

Il dit avoir demandé à la PCH (Pharmacie centrale des hôpitaux) et à l’Institut Pasteur de développer plus de moyens face à la demande. « En matière de moyens de protection, la PCH dote tout le monde. Mais, dans toutes les situations, il y a parfois des manques. Je réunis aujourd’hui, les chefs d’établissements de tout le pays via visioconférence pour parler de ce qu’on doit faire tous ensemble, c’est à dire doter les hôpitaux de tous les moyens et mettre en place un dispositif de lits dédié à la Covid 19. Il ne faut pas qu’un algérien parte à l’hôpital et ne trouve pas de places. Nous sommes en train d’anticiper. Nous avons été pris de cours par ce que vous appelez la deuxième vague. Nous prenons des dispositions pour stopper les activités non urgentes dans les hôpitaux », a-t-il soutenu.

Benbouzid a ajouté avoir demandé à tous les chefs d’établissements et les chefs de services de ne se consacrer qu’à la lutte contre le Coronavirus en précisant que 60 % des activités des structures hospitalières doit être orienté vers le traitement de Covid 19. « Là, où il ya eu des problèmes, des sanctions vont tomber. Je parle de Sétif, de M’Sila, de Sidi Aissa, de Constantine. Je souhaite qu’il ait une prise de conscience de tous. On n’a pas déployer dans les établissements le nombre de lits suffisants pour Covid 19. Depuis vendredi (10 juillet), nous avons revu la situation des lits disponibles a niveau national », a-t-il précisé. Et d’ajouter : « Notre système de santé n’est pas défaillant et n’est pas à comparer à celui des pays développés. Sinon comparons aussi notre économie, nos hôtels, nos commodités sociales à d’autres pays ».

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