Hors-bords de luxe et tests PCR négatifs, le nouveau « modus operandi » des passeurs algériens

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Hors-bords de luxe et PCR négatifs, le nouveau
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Les côtes espagnoles ne sont plus prises d’assaut que par des barques de fortune. Les passeurs algériens ont inventé un nouveau genre d’immigration clandestine vers les côtes espagnoles : La « harga de luxe » !

Dans son édition du 2 février, le journal espagnol El Mundo révèle que la police nationale espagnole enquêtait sur le nouveau modus operandi des mafias de passeurs algériens. Une enquête déclenchée suite à l’interception d’un luxueux hors-bords à la Cala d’Or au Sud des Baléares.

Habitués aux barques de fortunes transportant de nombreux passagers généralement des hommes âgés entre 20 et 45 ans, les policiers espagnols ont mis la main en ce 29 janvier dernier sur un hors-bord d’environ huit mètres de long équipés de moteurs intra-bord et une cabine battant pavillon algérien. Le bateau s’appelle « Liberté » et voyageait avec six personnes à son bord. Il a choisi pour accoster la région de Cala d’or, une région où séjournaient d’habitude des touristes de luxe venant principalement d’Allemagne. Pour les policiers, nul doute, les passeurs voulaient faire passer leur passager pour des touristes fortunés.

Le capitaine de bord, un jeune de 33 ans, rapporte encore El Mundo, est en détention préventive. Selon les premiers éléments de l’enquête, le jeune homme travaillerait pour une organisation basée en Algérie et qui facture le trajet des côtes algériennes à celles de l’Espagne à 4 000 euros par personne. Le journal ajoute que le hors-bord permet la collecte de plus de 20 000 euros par traversée.

Cette nouvelle forme de « harga de luxe », affirme la police espagnole, a été détectée dans certaines zones du sud de l’Espagne, mais c’est la première fois qu’une de ces opérations est démantelée dans l’archipel des Baléares. Les mauvaises conditions météorologiques ont permis aux garde-côtes espagnoles d’intercepter ces nouveaux arrivants surpris par une grosse tempête et qui ont reconnu avoir payé 4000 euros chacun pour entrer illégalement sur le sol espagnol.

Le journal précise que les personnes arrêtées ont été mis en quarantaine bien qu’ils soient munis de tests PCR négatifs attestant qu’elles n’étaient pas contaminées au coronavirus.

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