Belhimer évoque avec Rebrab la relance de l’économie en Algérie

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Belhimer évoque avec Rebrab la relance de l'économie en Algérie
Ministère de la Communication/Facebook

Le patron du groupe Cevital Issad Rebrab a été reçu, ce jeudi 16 juillet 2020, par le ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement Amar Belhimer. « Les deux parties ont abordé longuement les voies et moyens de la relance économique nationale, à travers le Plan du Gouvernement visant à encourager les entreprises économiques et à répondre aux exigences du marché national, en favorisant les exportations et en réduisant le volume des importations, au vu de la situation actuelle que vit le pays », précise le ministère de la Communication, dans un communiqué.

Selon la même source, les discussions ont porté également sur la situation des hommes d’affaires en Algérie et l’examen des mécanismes de leur contribution au renforcement et à l’amélioration de la situation socio-économique.

Cette rencontre intervient moins d’une semaine après une sévère mise en garde adressée par le ministère de la Communication au quotidien Liberté, propriété du groupe d’Issad Rebrab, accusé de verser dans « la désinformation et le discours alarmiste » et de jouer « Les Cassandre » après la publication d’articles relatifs à la pandémie de Coronavirus en Algérie. « Le journal Liberté s’est distingué du reste de la presse nationale en consacrant sa +Une+ et trois pages en appui à la recrudescence des cas de la Covid-19 dans de nombreuses wilayas. Démarche choisie pour mieux adopter un ton alarmiste et catastrophiste de nature à faire peur à l’opinion publique et à la démoraliser outre mesure. Pis encore, le journal tire lui-même un bilan d’échec total et sans appel, alors même que les spécialistes, qui sont les mieux placés car les plus crédibles, n’ont pas encore tiré le bilan définitif de la stratégie nationale de lutte contre le Coronavirus», a écrit le département d’Ammar Belhimer en rappelant le dispositif pénal lié au travail des médias.

Silence de Liberté

Le journal Liberté n’a pas réagi à ces avertissements et a gardé le silence suscitant des interrogations au milieu de la corporation de la presse. Des journalistes se sont solidarisés et ont pris l’initiative de publier une pétition dénonçant les menaces du ministère de la Communication. « Nous soutenons le fruit du travail  professionnel sur le terrain de nos confrères de Liberté. Nous rappelons que notre devoir et but est de rapporter la vérité à l’opinion publique nationale, sans chercher à l’embellir ou la maquiller pour satisfaire telle ou telle partie. La publication et la diffusion d’information relatives à l’actualité nationale est un droit constitutionnellement garanti au citoyen algérien(…)Nous refusons les injonctions « d’ en haut » qui nous dictent ce que l’on peut diffuser ou pas », ont écrit les signataires de la déclaration.

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