Amnesty international appelle l’Algérie à « mettre fin aux féminicides »

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Les autorités algériennes doivent agir « de toute urgence » pour mettre fin aux féminicides, a déclaré Amnesty International, ce mercredi 24 novembre 2021.


Le 25 novembre coïncide avec la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. A cette occasion, l’ONG de défense des droits humains, Amnesty International, appelle les autorités algériennes à prendre les mesures nécessaires pour permettre aux femmes victimes de violences « d’accéder à la justice en toute sécurité, de bénéficier d’hébergements adaptés, d’une aide psychosociale et d’un soutien juridique ».


Amnesty, qui est basée à Londres,  reprend le site spécialisé Féminicides Algérie qui a recensé depuis le début de l’année 2021, au moins 49 féminicides, contre 54 durant 2020. « Cependant, les chiffres sont largement en dessous de la réalité selon les organisations de défense des droits des femmes car ils représentent seulement le nombre de cas qui ont pu être recensés », a noté l’ONG, dans un communiqué.


En 2019, les services de la Sûreté nationale ont recensé plus de 5.600 cas de violence contre les femmes en Algérie. Il s’agit de violence physique, de coups et blessures volontaire entrainant la mort, d’homicide volontaire, d’agression, d’harcèlement sexuel et de maltraitance.


« Il est urgent que le gouvernement protège les femmes »

« Malgré l’horreur de ces crimes et la mobilisation d’associations, d’artistes ou de l’opinion publique durant toute l’année (2021), les autorités algériennes n’ont pas condamné publiquement ces féminicides, assassinats de femmes au simple motif qu’elles sont des femmes. Il est urgent, au vu de la gravité de la situation, que le gouvernement protège les femmes et s’engage à prendre toutes les mesures pour mettre fin à ces féminicides» a déclaré Hassina Oussedik, directrice d’Amnesty International Algérie.


L’ONG appelle les autorités à s’assurer que les responsables présumés des féminicides et de toutes les autres formes de violences contre les femmes soient traduits en justice et à adopter une approche globale pour lutter de manière efficace contre toutes les formes de violences à l’encontre des femmes. « Approche qui jusqu’à maintenant est restée fragmentaire et symbolique. Pourtant, c’est une demande de longue date des associations algériennes de défense des droits des femmes, que nous soutenons fortement », a souligné Amnesty.


« Absence de campagnes de sensibilisation… »

« Alors que la autorités algériennes mènent régulièrement des campagnes de sensibilisation sur diverses thématiques (anti Covid19, accidents de la route, tabagisme…), on ne peut que s’interroger sur l’absence de campagnes de sensibilisation contre les violences à l’encontre des femmes. Faut-il rappeler que, chaque année, des vies de femmes sont brisées dans une quasi–indifférence, au seul motif qu’elles sont des femmes.» a souligné Hassina Oussedik.


Habiba Kherrour, responsable au ministère des Affaires étrangères, a rappelé en octobre 2021 lors d’un séminaire que l’Algérie a ratifié toutes les conventions internationales visant à lutter contre les violences à l’égard des femmes « afin de répondre aux aspirations de ces dernières et à asseoir la culture et les valeurs à même de combattre toutes les formes de leur exclusion, tout en assurant leur participation au développement durable du pays ».

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