L’Algérie « grandement préoccupée » par le paiement de rançons au profit de groupes terroristes

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L'Algérie "grandement préoccupée" par le paiement de rançons au profit de groupes terroristes
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L’Algérie a exprimé sa « grande préoccupation » quant à la poursuite des transferts, au profit des groupes terroristes en Afrique, de « fonds colossaux » au titre de rançons pour la libération des otages. Dans son allocution aux travaux de la 14e Session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine (UA) « Faire taire les armes en Afrique » Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a affirmé que cette démarche « sape nos efforts de lutte anti-terroriste ».

Deux terroristes ayant bénéficié d’une libération dans le cadre d’un accord, ayant abouti, après des négociations conduites par des parties étrangères, à la libération par les autorités maliennes de plus de (200) terroristes le mois d’octobre écoulé, ont été interpellés par l’armée algérienne.

Il s’agit du dénommé « Mustapha Derrar » a été arrêté le 27 octobre à Tlemcen puis du dénommé « El Hocine Ould Amar Ould Maghnia », dit « Maïs », arrêté le 18 novembre 2020 à Tamanrasset.

Durant son allocution par vision-conférence, Abdelaziz Djerad a affirmé que « l’Algérie prenait acte, avec une grande préoccupation », de la poursuite des transferts, au profit des groupes terroristes, de fonds colossaux au titre de rançons pour la libération des otages, soulignant qu’il s’agit d’une démarche qui sape les efforts de lutte antiterroriste ».

Il a insisté sur l’impératif de « consolider la concertation afin d’éradiquer l’extrémisme violent, lutter contre le terrorisme et assécher les sources de son financement ». Djerad a aussi mis l’accent sur l’importance de « la concrétisation des décisions onusiennes relatives à l’embargo sur les armes dans les zones de conflits, la reconstruction des capacités nationales pour sécuriser les stocks d’armes et de munitions, et la lutte contre le trafic illicite des armes légères et de petit calibre ».

Pour rappel, trois otages dont une française ont été libérés le 08 octobre dernier en contre-partie d’ une rançon et la remise en liberté de terroristes prisonniers incarcérés à Bamako. L’opération avait été qualifiée d’ampleur inédite. Le montant précis de la transaction – qui s’élèverait, selon les médias occidentaux à plusieurs millions d’euros – reste inconnu, mais jamais l’Etat malien n’avait relâché dans la nature autant de détenus liés, de près ou de loin, à la mouvance « jihadiste ».

Le ministère de la défense avait alors qualifié ces pratiques d’ « inadmissibles » et « contraires aux résolutions de l’Organisation des Nations unies incriminant le versement de rançons aux groupes terroristes », soulignant que celles-ci « entravent les efforts de lutte contre le terrorisme et de tarissement de ses sources de financement ».

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