L’Algérie table sur la diplomatie économique et le renforcement de ses liens avec l’Afrique

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L'Algérie table sur la diplomatie économique et le renforcement de ses liens avec l'Afrique
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L’Algérie entend actualiser les objectifs et les missions de sa diplomatie et moderniser l’outil diplomatique.
« Fidèle à son histoire et aux principes fondamentaux qui ont guidé sa lutte d’indépendance, l’Algérie  continuera à défendre la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale des Etats, la non ingérence dans les affaires intérieures, le soutien aux causes justes et légitimes, le bon voisinage, la coopération et le règlement pacifique des différends », est-il souligné dans le projet de plan d’action du gouvernement.  


« L’Algérie, une puissance médiane »

« L’Algérie se positionne résolument en tant que puissance médiane, productrice et exportatrice de  paix, de stabilité et de sécurité qu’elle projette en cercles concentriques à tous les espaces de souveraineté, de sécurité et d’influence au bénéfice de ses intérêts moraux et politiques, stratégiques et économiques, humains, sociaux et civilisationnels », est-il ajouté.


Les prochaines années, l’action diplomatique de l’Algérie, sera, selon la même source, orientée vers la défense des intérêts de la Nation, la contribution à la sécurité et la stabilité régionales, le renforcement des liens avec l’Afrique et le monde arabe, le développement du partenariat et de la paix dans le  monde, le redéploiement de la diplomatie économique au service du développement, la modernisation de l’outil diplomatique, la gestion des ressources humaines et l’élaboration d’une  nouvelle stratégie en direction de la communauté algérienne à l’étranger.


« Dissuasion diplomatique »

« Dans un monde imprévisible et un contexte régional aléatoire, le gouvernement s’attachera à préserver l’Algérie de toutes les menaces et tentatives de porter atteinte à ses fondements, son unité, son intégrité (…) L’Algérie développera ses capacités de dissuasion diplomatique et de défense nationale s’adossant à un front intérieur solide et à une économie performante », est-il noté. L’Algérie se dit prête à contribuer à la solution aux crises et conflits dans la région à l’instar du conflit du Sahara Occidental, de la crise libyenne ou à l’instabilité dans la région sahélo-saharienne ainsi qu’à travers l’Afrique, le Moyen-Orient et la méditerranée occidentale


« En Libye, l’Algérie s’emploiera à conforter la dynamique de réconciliation du peuple libyen et l’organisation des élections (prévues fin décembre 2021), loin de toute interférence et ingérence étrangères. Au Sahel, l’Algérie redoublera d’efforts pour aider à la stabilité et la sécurité de cette région, à laquelle elle appartient et dont les pays sont liés à elle par des liens historiques, politiques et humains, forts et multiples », est-il souligné.


On relève également que le conflit qui oppose le Maroc au Front Polisario doit trouver sa solution « dans le cadre du processus de décolonisation et de l’organisation d’un référendum d’autodétermination sous l’égide des Nations Unies ». « En leur qualité d’Etats membres de l’Union Africaine, le Royaume du Maroc et La République Arabe Sahraouie Démocratique ont l’obligation de contribuer à la stabilité régionale en respectant scrupuleusement les valeurs, buts et principes de l’acte constitutif de l’Union Africaine », est-il noté.


Développer le gazoduc Algérie-Nigéria

En Afrique, l’Algérie entend renouer avec les traditionnelles relations de solidarité « qui ont souffert des  préoccupations internes des Etats et de la pandémie du COVID-19 ».
« Il  s’agira de travailler avec nos partenaires africains à consolider la stabilité, la sécurité et la paix, à multiplier les médiations et bons offices pour résoudre les problèmes sans interférences extra-africaines et unir nos efforts pour assurer notre développement économique, social et humain », est-il précisé dans le plan d’action.
Il s’agira pour l’Algérie de soutenir les organisations continentales, d’aider à la mise en œuvre de la ZLECAF (Zone de libre échange africaine) et de développer les projets d’infrastructure intra-africains « à l’image de la route transsaharienne, le gazoduc Algérie-Nigéria et la fibre optique ».


L’Agence algérienne de Coopération Internationale, créée en février 2020, sera sollicitée pour des projets de coopération, de formation technique, d’assistance humanitaire et de développement en Afrique, « et tout particulièrement pour les pays du Sahel ».

Mise à jour de l’initiative arabe de paix de 2002

Les prochains mois, l’Algérie œuvrera « à la refondation de l’action arabe » commune grâce « à la réunion des conditions optimales » pour la tenue du prochain Sommet Arabe prévu à Alger.  « Ce Sommet devrait consacrer le caractère central de la cause palestinienne et la mise à jour de l’initiative arabe de paix de 2002 qui demeure une chance pour l’ensemble des pays de la région de vivre ensemble dans une paix globale assurant l’établissement de l’Etat national palestinien avec Jérusalem pour capitale ».

L’initiative arabe de paix (مبادرة السلام العربية) de 2002 a été proposée et adaptée au Sommet de la Ligue arabe de Beyrouth par le roi d’Arabie Saoudite Abdallah Ben Abdelaziz Al Saoud. Elle consiste en une amélioration des relations entre le monde arabe et Israël, « en échange du retrait complet des territoires arabes occupés, y compris du plateau syrien du Golan, vers la ligne du 4 juin 1967 ». Il s’agit également d’accepter la création d’un État palestinien indépendant et souverain sur les territoires palestiniens occupés depuis le 4 juin 1967 en Cisjordanie et dans la bande de Ghaza avec Jérusalem-Est pour capitale.


Des relations « rationnelles » avec l’Europe et l’Amérique du Nord«

Les relations avec l’Afrique et le monde arabe se développeront sans préjudice de la reprise et du raffermissement de nos relations avec les pays d’Asie, d’Amérique Latine et les Caraïbes ou l’Algérie multipliera les contacts à tous les niveaux et élargira la coopération avec les pays amis dans ces régions », est-il noté dans le Plan d’action du gouvernement.


Il est précisé aussi que l’Algérie poursuivra « de manière méthodique et rationnelle », le développement des relations avec ses principaux partenaires en Europe, en Amérique du Nord et en Asie, « en veillant à chaque fois, à la préservation des intérêts nationaux et à l’objectif de contribuer à un développement effectif de notre économie ».
Sur un autre chapitre, la diplomatie économique sera mise au service du plan de relance économique (2020-2024).


Les missions diplomatiques sollicitées pour attirer les investissements en Algérie

Les missions diplomatiques et consulaires devront multiplier les initiatives « à l’effet de travailler à la réduction de la dépendance aux exportations d’hydrocarbures en attirant les IDE et en aidant à l’augmentation d’exportations de produits et services algériens »,  en direction de l’Europe dans le cadre de l’Accord d’Association avec l’Union Européenne (UE) ainsi qu’en Afrique et dans le monde arabe à la faveur des opportunités offertes par les zones de libre-échange ainsi que des perspectives d’intégration économique qui s’y attachent ». « Il sera procédé, dans ce cadre, à la structuration du réseau des chargés des affaires économiques et commerciales dans nos missions à l’étranger et leur professionnalisation par le renouvellement des formations. Une conférence nationale sur la diplomatie économique sera organisée au cours du dernier trimestre 2021, pour apporter des solutions aux questions en suspens en matière d’IDE et de promotion des exportations en Afrique et les pays du voisinage », est-il annoncé.


L’appareil diplomatique sera renforcé par un encadrement constitué de jeunes, de femmes et de compétences nationales. Il s’agit également de placer des cadres algériens dans les institutions régionales et internationales « dans le but de consolider la présence et l’ influence de l’Algérie dans ces organisations ». Les prérogatives de l’Institut Diplomatique et de Relations Internationales (IDRI) seront consolidées et des commissions ad-hoc seront installées pour prendre en charge « les dossiers relatifs à la classification zonale des postes diplomatiques et consulaires ».

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