Alger et Pretoria veulent relancer la coopération économique

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Sabri Boukadoum, ministre des Affaires étrangères
Sabri Boukadoum, ministre des Affaires étrangères

L’Algérie et l’Afrique du Sud veulent donner un nouvel élan à la coopération économique et densifier les échanges entre les communautés d’affaires.

Sabri Boukadoum, ministre des Affaires étrangères, en visite de travail en Afrique du Sud, a abordé, ce mardi 12 janvier 2021, avec son homologue sud-africaine Naledi Pandor, la coopération économique et la situation dans certaines régions d’Afrique. « Les deux ministres ont décidé d’accélérer la finalisation des projets d’accord en cours de négociation pour consolider le cadre juridique régissant la coopération bilatérale, en prévision de la prochaine session de la Haute commission binationale », a précisé un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

« Ils ont décidé de mettre en place les mécanismes nécessaires à même de promouvoir les échanges entre les communautés d’affaires afin d’exploiter les potentialités considérables que recèlent les économies des deux pays»,est-il ajouté.

Trente-trois accords bilatéraux

Le ministère sud-africain des Relations internationales et de la Coopération (Affaires étrangères) rappelle sur son site internet qu’il existe entre les deux pays, trente-trois accords et mémorandum d’entente « couvrant plusieurs domaines comme l’industrie, le commerce, la diplomatie, la défense, l’énergie, les arts, la culture, les sports, la science, l’agriculture et l’éducation ».

Pretoria considère la Haute commission binationale (Bi-national commission, BNC) comme une structure d’importance stratégique. La date et le lieu de la prochaine réunion de ce mécanisme « seront déterminés par les voies diplomatiques ».

Créer « un environnement » à l’investissement

En janvier 2019, l’Algérie et l’Afrique du Sud ont signé « une feuille de route »  pour consolider la coopération économique et commerciale et densifier les investissements. Un projet d’ouvrir une ligne maritime entre les ports algériens et la ville de Durban est à l’étude. Pretoria souhaite développer en Algérie des investissements dans les secteurs des mines, des énergies renouvelables, du tourisme et de la santé. Sabri Boukadoum et Naledi Pandor ont évoqué la nécessité de « créer un environnement adéquat » pour le secteur privé aux fins d’engager des investissements.

Sur le plan politique, les deux ministres se sont félicités, selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères, de la qualité des relations politiques historiques et du partenariat stratégique qui lie les deux pays.

« Faire taire les armes »

Au titre des questions régionales et internationales, les deux ministres ont, selon la même source, relevé avec satisfaction « la convergence de leurs positions privilégiant la voie de la légalité internationale et le règlement pacifique des crises et conflits ».

A propos de la question du Sahara occidental, ils ont souligné la nécessité pour l’Union africaine et les Nations Unies de conjuguer leurs efforts « afin d’initier un véritable processus politique pour le règlement définitif de ce conflit et permettre au peuple sahraoui d’exercer pleinement son droit inaliénable à l’autodétermination et l’indépendance à travers un référendum juste et transparent, conformément aux décisions et résolutions pertinentes de l’UA et de l’ONU ».

Sabri Boukadoum et Naledi Pandor ont abordé également la situation en Libye, au Mali, en République démocratique du Congo (RDC), en Centrafrique et en corne de l’Afrique. Ils ont plaidé pour « faire taire les armes », un objectif tracé par l’Union africaine depuis le 33ème sommet des chefs d’États d’Addis-Abeba de février 2020.

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