Alger soutient le dialogue inter libyen de Tunis

1
Alger soutient le dialogue inter libyen de Tunis
Alger soutient le dialogue inter libyen de Tunis

L’Algérie soutient le dialogue inter libyen que compte organiser la Tunisie en novembre prochain. Recevant lundi un appel de son homologue tunisien Kaïs Saïed, le président de la République Abdelmadjid Tebboune a salué l’organisation par la Tunisie du Forum du dialogue politique libyen sous l’égide de l’ONU.

Selon un communiqué de la Présidence de la République, le chef de l’État a abordé les derniers développements en Libye, pays voisin de l’Algérie et de la Tunisie. « Le président Tebboune a réaffirmé la position claire et inébranlable de l’Algérie vis-à-vis de la crise libyenne, laquelle prône une solution pacifique et politique émanant de la volonté du peuple libyen frère », est-il souligné dans le communiqué.

Kaïs Saïed a, pour sa part, exprimé, selon la Présidence tunisienne, sa gratitude et son appréciation des positions immuables de l’Algérie, ajoutant que « la coordination avec les frères algériens est l’un des fondements de la diplomatie tunisienne ».

Des semaines de « discussions intenses »

La Mission d’appui des Nations Unis d’appui en Libye (Manul) a annoncé, le dimanche 11 octobre, que la Tunisie accueillera début novembre prochain la première réunion directe du dialogue politique inter libyen, conformément à la décision du Conseil de sécurité 25/10 adoptant les recommandations du Congrès de Berlin sur la Libye, tenu en janvier 2020 en présence de l’Algérie.

L’américaine Stephanie Williams, Représentante spéciale et cheffe par intérim de la Manul, a précisé qu’à la lumière de la pandémie mondiale liée au covid-19, la réunion de Tunis se déroulera en ligne et sous forme de discussions directes. « La décision d’organiser cette première réunion intervient après plusieurs semaines de discussions intenses avec les parties concernées libyennes et internationales », a-t-elle indiqué.

En septembre 2020, le président tunisien a déclaré que son pays était disposé à contribuer à la relance du processus politique « en accueillant un dialogue national regroupant les différentes composantes du peuple libyen ».

Règlement politique sans « ingérence étrangère »

« La Tunisie est déterminée à continuer à se tenir aux côtés du peuple libyen et à mettre les moyens et les expertises dont elle dispose au service de la Libye pour y réaliser la stabilité et reconstruire ses institutions », a-t-il rassuré. Tunis comme Alger sont favorables à un règlement politique de la crise libyenne sans intervention militaire extérieure et « sans ingérence étrangère ». Une solution politique qui préserve l’unité et la souveraineté de la Libye.

La solution politique est également défendue par Stephanie Williams qui était en visite à Tunis ce lundi 12 octobre 2020. Elle a, selon les médias tunisiens, parlé « d’une volonté sincère » des protagonistes libyens de « parvenir à la réconciliation nationale ». « Le dialogue qu’abritera la Tunisie est une opportunité réelle en vue de réaliser une avancée dans le processus politique », a-t-elle dit. « Ce dialogue s’inscrit dans le cadre de l’approche tunisienne pour un règlement de la crise en Libye. La Tunisie n’est en concurrence avec quiconque, le but est de parvenir à un règlement pacifique de la crise », a déclaré le président tunisien, cité par l’agence TAP. Le Maroc abrite également un dialogue inter libyen appelé « processus de Bouznika ».

Il regroupe les délégations du Haut Conseil d’État et de la Chambre des représentants libyens. L’ONU y est également représentée. Il s’agit de s’entendre sur « l’unification des institutions libyennes » en application de l’accord politique de Skhirat de 2015. Un autre dialogue inter libyen s’est tenu en septembre 2020 à Genève en Suisse. Les « trois » dialogues doivent se rejoindre pour former un projet consensuel de résolution de la crise politique en Libye.

Article précédentAéroport international d’Alger : la piste principale réceptionné fin octobre
Article suivantCristiano Ronaldo testé positif au coronavirus

1 commentaire

  1. […] Quant à la question libyenne, le président Abdelmadjid Tebboune « a réaffirmé » le 13 octobre dernier « la position claire et inébranlable de l’Algérie vis-à-vis de la crise libyenne, laquelle prône une solution pacifique et politique émanant de la volonté du peuple libyen frère », indiquait un communiqué de la présidence. […]

Laisser un commentaire