Abdelmadjid Tebboune : « Il n’y a pas de détenus d’opinion en Algérie »

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Abdelmadjid Tebboune : "Il n'y a pas de détenus d'opinion en Algérie"

Le président Abdelmadjid Tebboune a déclaré, dimanche 8 août au soir, qu’il n’existe pas de personnes mises en prison à cause de leurs opinions.


« Il y a ceux qui utilisent la toile et les réseaux sociaux et passent leur journée à insulter, à dénigrer et à porter atteinte à la dignité des gens. Des actes punies par la loi. Et quand, ils sont jugés, on parle de détenus d’opinion. Quelle opinion? Celui qui insulte a-t-il une opinion ? L’opinion est de proposer des idées. Et c’est l’urne qui tranche entre tous les programmes finalement. Il n’y a pas de détenus d’opinion en Algérie, de personnes mises en prison après avoir parlé de leur idéologie », a déclaré Abdelmadjid Tebboune lors d’une rencontre avec la presse diffusée par l’ENTV.


A ceux qui évoquent les atteintes aux droits et libertés en Algérie, Abdelmadjid Tebboune a eu cette réponse : « Qu’ils disent ce qu’ils veulent. C’est facile de parler. Il n’y a pas une Constitution qui consacre les libertés individuelles et collectives comme celle qui vient de passer(novembre 2020). Il suffit d’une déclaration pour créer un parti, un journal ou organiser une manifestation ».


Et d’ajouter : « Nous avons atteint les limites. Nous ne savons pas qui est qui dans les réseaux sociaux. Ce que nous avons dit sur les lettres anonymes, nous le répétons pour certains comptes Facebook. Nous ne savons pas s’il s’agit d’algériens ou d’étrangers. Il y a des gens qui vivent de cela. Il y a des escrocs sur Facebook. Et, il y a des psychopathes qui veulent du mal à l’Algérie et aux Algériens. La guerre de quatrième génération est la déstabilisation des pays. Un pays qui se nourrit de rumeurs ne peut pas aller loin ».


Abdelmadjid Tebboune, « je serai impitoyable avec ceux qui portent atteinte à l’unité nationale et à la stabilité du pays »


Selon Abdelmadjid Tebboune, certains internautes ont voulu créer la panique dernièrement en évoquant la mort de malades atteintes de Covid-19 à cause du manque d’oxygène dans les hôpitaux. « Ils ont même utilisé des vidéos d’autres pays montrant des cadavres alignés par terre en disant qu’il s’agit de morts dans un hôpital algérien. Que veulent-ils ? Cela porte atteinte à la sécurité nationale. C’est pour cela que nous allons créer un pôle des crimes cybernétiques à Alger. Celui qui sera pris n’en voudra qu’à lui-même. Aujourd’hui, nous avons les moyens de détecter les adresses IP les plus compliquées. Des moyens qui seront mis à la disposition de ce pôle. Je serai impitoyable avec ceux qui portent atteinte à l’unité nationale et à la stabilité du pays », a-t-il averti.

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2 Commentaires

  1. Cloîtré entre les murs d’El Mourait , le président n’écoute que ces serviteurs qui sont loin , très loin de la réalité sociale.
    Depuis trois annees, les Algériennes et les Algériens, dans leur diversité, vivent la politique dans les rues et s’expriment massivement, en toute conscience, en tant que nation algérienne. Partout, à travers les 48 wilayas, ces millions de manifestants proclament leur volonté de construire une nation démocratique, un Etat de droit et de réhabiliter la politique. Je parle de diversité car on assiste à des marches qui se font dans la mixité, qu’elle soit sociale, générationnelle, culturelle ou de genre. Les jeunes et les vieux se mêlent et les Algériennes marchent avec autant de détermination et s’expriment avec autant de force que les hommes. Les Algériens se reconnaissent entre eux, loin des appareils idéologiques du régime, des médias subventionnés ou des partis artificiels sous perfusion administrative.
    Les décideurs tablent sur l’épuisement du mouvement, sur la lassitude d’une partie significative des manifestants. Des commissions de dialogue, panel etc. sont instaurés pour tenter de convaincre l’opinion de la sincérité du régime. Mais très rapidement ces structures apparaissent pour ce qu’elles sont : des subterfuges sans aucun écho ni audience. Les détenteurs effectifs du pouvoir pensent trouver des compromis, des relais, pour tenir le cap d’élections dont le peuple ne veut décidément pas entendre parler. En vain, car la société est déterminée et veut un compromis et non une compromission. Elle ne veut pas de transition clanique mais une vraie alternative démocratique..

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