Abdelaziz Djerad à propos du complexe d’El Hadjar: « L’argent n’ira plus dans les poches de la Issaba d’Annaba »

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En visite à Annaba, ce dimanche 13 septembre, le Premier ministre Abdelaziz Djerad a lancé les travaux du démantèlement de la carcasse du haut fourneau numéro 1 du complexe sidérurgique d’El Hadjar. « Les résidus de minerais de fer seront récupérés pour produire des matériaux industriels qui serviront à relancer d’autres industries de transformation », a-t-il annoncé.

Le haut fourneau numéro 1, qui date de 1968, n’est plus exploité depuis onze ans. Selon les responsables du complexe, cités par l’APS, il représente près de 150.000 tonnes de résidus de fer non utilisés. Une matière qui peut couvrir les besoins du complexe pendant six mois. Le Premier ministre a donné le coup d’envoi aussi à l’exploitation d’un stock de matériaux ferreux accumulés sans être exploités au niveau du complexe s’étendant sur une superficie de 900 hectares.

« Cette procédure s’inscrit dans le cadre d’une vision s’appuyant sur l’exploitation des ressources disponibles et inexploitées pour relancer l’activité économique du complexe », a expliqué Abdelaziz Djerad en parlant de « gestion rationnelle « .

Il a annoncé que des projets industriels seront lancés en intégration et en complémentarité avec le complexe d’El Hadjar sur le terrain récupéré où était implanté le haut fourneau numéro 1, estimé à plus 100 hectares. « Nous avons des moyens qu’il fait exploiter et transformer en projets dans cette région. L’argent n’ira plus dans les poches de la Issaba (gang) d’Annaba, mais renforcera les capacités de l’Etat algérien, des travailleurs algériens, des cadres algériens et des projets nationaux », a soutenu le Premier ministre.

Ces cinq dernières années, le complexe d’El Hadjar, dont la gestion était instable, a fait l’objet de luttes influence, notamment de la part de personnes proches de l’homme d’affaire Baha Eddine Tliba. Il a été accusé de vouloir faire main basse sur le complexe dans une perspective de privatisation.

S’éloigner de « la gestion administrative »

« A la faveur d’une gestion rigoureuse et d’un management moderne, il est possible de redorer le blason du complexe d’El Hadjar, symbole de l’industrie algérienne. Sider El Hadjar demeure un des fleurons de l’industrie lourde algérienne. En 2020, il y a eu un bond qualitatif dans la gestion et le management de l’industrie dans notre pays. L’édification d’une véritable industrie implique de s’adapter à la réalité et de s’orienter vers la relance des petites et moyennes industries et les industries de transformation en usant des ressources disponibles et variées pour répondre aux besoins du pays et atteindre la compétitivité sur les marchés extérieurs. Nous devons lancer une industrie nationale qui produit de la valeur ajoutée et offre des opportunités d’emploi », a plaidé Abdelaziz Djerad.

Selon lui, le potentiel important dont dispose le complexe sidérurgique El Hadjar doit être exploité pour contribuer à la relance de ces industries. En 2020, le complexe d’El Hadjar a réalisé en valeur 65 millions de dollars en exportation en dépit de plusieurs arrêts, parfois inexpliqués.

« Le recours au management, l’intégration de la technologie et la gestion de l’entreprise à travers la logique économique, loin d’une gestion administrative et bureaucratique, est nécessaire pour parvenir à une relance économique. Si l’entreprise ne suit pas une logique économique dans son fonctionnement alors nous continuerons à nous débattre dans des questionnements sans issue », a-t-il averti.

A Annaba, Abdelaziz Djerad a donné le coup d’envoi officiel des épreuves du baccalauréat qui se dérouleront jusqu’au 17 septembre courant.

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